Thomas Bach célèbre à Paris le 130e anniversaire de la renaissance des Jeux Olympiques

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130 ans après, Pierre de Coubertin était de retour dans l’amphithéâtre de La Sorbonne. Lui, ou plus précisément un acteur (un salarié du CNOSF) jouant son rôle, assis derrière une table (et lisant L’Équipe… créée en 1946) avant de s’adresser au public venu célébrer le 130e anniversaire de la renaissance des Jeux Olympiques, proclamée dans ces mêmes lieux par le premier congrès olympique.

À l’invitation de l’association familiale Pierre-de-Coubertin présidée par son héritière Alexandra de Navacelle de Coubertin, le président du CIO Thomas Bach était venu pour célébrer cet anniversaire, entouré, parmi d’autres, du président de Paris 2024 Tony Estanguet, de celui du comité olympique français David Lappartient, de la princesse Charlène de Monaco (elle-même olympienne) ou de l’actrice oscarisée Michelle Yeoh, nouvelle membre du CIO. La ministre des Sports et des JOP, Amélie Oudéa-Castéra, était pour sa part à Chamonix, ville hôte des premiers Jeux d’hiver en 1924, pour le passage de la flamme olympique.

Dans son discours hommage, et avant que l’orchestre et le choeur des universités de Paris n’interprètent deux symphonies de Beethoven (La 7e et la 9e), Thomas Bach a souligné deux éléments qui peuvent trouver écho dans l’époque actuelle. Le premier concerne la situation internationale et le pouvoir unificateur du sport : « contre tous les courants de son temps, a rappelé l’ancien escrimeur, l’atmosphère belliqueuse et l’opposition au mouvement pacifique qui existaient alors, on peut apprécier encore plus son audace et son esprit visionnaire de relancer les Jeux Olympiques il y a 130 ans ».

Ensuite, face aux critiques qui assaillent le fondateur des JO (en particulier par rapport à sa position sur la présence des femmes aux Jeux), Thomas Bach a invité à « remettre Coubertin dans le contexte de son temps. C’est ce qui manque parfois dans les discussions à son sujet. Chaque être humain a le droit d’être jugé seulement et uniquement dans le contexte de son époque ».

Un peu plus tôt dans l’après-midi, le président Bach s’était rendu au jardin Charles-Aznavour, à proximité des praticables installés place de la Concorde pour les sports urbains, pour procéder à l’inauguration d’une sculpture olympique, symbolisant les liens entre Paris et Los Angeles (hôte des Jeux 2028) puisque son auteur, Alison Saar, est originaire de la Cité des Anges. Cette oeuvre, intitulée « Salon », est composée de six chaises (une étant occupée), représentant chacune une culture du monde et entourant les anneaux olympiques. « Salon est une invitation au dialogue, à l’échange, au partage, une illustration de ce que sont les Jeux », a résumé le président du CIO.