Vote RN et Nationaliste en Corse, « la défense de l’identité occidentale » fait la jonction selon Arnaud Benedetti

« Aux portes du pouvoir – RN, l’inéluctable victoire ? » c’est le titre quasi prophétique du dernier livre d’Arnaud Benedetti. Dans son ouvrage paru en avril dernier aux éditions Michel Lafon, le rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, professeur associé à l’université de Paris-Sorbonne retranscrit la progressive mais néanmoins assurée ascension du Rassemblement National en France et se projette vers son « inéluctable victoire » à l’élection Présidentielle de 2027. Une enquête qui décortique les ressorts de cette progression et qui résonne particulièrement dans la période que nous vivons au lendemain du raz de marée RN aux Européennes et en pleine campagne législative.

, Vote RN et Nationaliste en Corse, « la défense de l’identité occidentale » fait la jonction selon Arnaud Benedetti

« Pauvreté, pouvoir d’achat, services publics, il y a en Corse les ingrédients qui nourrissent le vote RN » selon Arnaud Benedetti.

Observateur avisé de la vie politique nationale et locale, originaire d’Ocana dans le Prunelli, selon Arnaud Benedetti les éléments qui permettent aux idées du Rassemblement National d’infuser dans la société sont présents en Corse peut-être encore plus qu’ailleurs. « Il y a une attractivité politique qui est forte même si ça ne se retraduit pas ensuite sur le terrain lors des élections territoriales » indique le politologue pour qui « en Corse il y a tout un ensemble d’éléments qui sur le plan social et économique peuvent être comparables à ce qui existe dans d’autres territoires que l’on qualifie de « périphériques », un problème de pouvoir d’achat, d’infrastructures, d’accès aux services publics, de pauvreté, plus important d’ailleurs que sur le continent. Autant d’ingrédients qui peuvent nourrir le vote du Rassemblement Nationale en Corse », selon lui.

« La préoccupation identitaire au cœur du vote insulaire »

Arnaud Benedetti a également évoqué le vote RN massif en Corse lors des scrutins nationaux et marginal lors des échéances locales où les nationalistes raflent la mise…mais « rien d’antinomique » affirme le politologue.
A la question « peut-on voter Jordan Bardella le 9 juin et Michel Castellani le 30 ? » le politologue répond sans hésiter par l’affirmative, et évoque « un vote Janus » mettant en avant un point de convergence, « la préoccupation identitaire qui s’exprime en Corse lors des territoriales au niveau de la défense de l’identité corse ».
Pour lui « des gens qui peuvent voter pour les partis nationalistes en Corse vont finalement voter lors des élections nationales pour un parti qui apparait antithétique par rapport aux revendications nationalistes », explique Arnaud Benedetti pour qui ce qui fait la jonction ici « c’est la défense de l’identité occidentale ». Selon lui, « les Corses considèrent qu’ils appartiennent à une culture Méditerranéenne mais aussi Européenne et Occidentale et peuvent se sentir menacés par l’immigration, la mondialisation ou la globalisation.»

Cette chronique est reproduite du mieux possible. Si vous désirez apporter des explications sur le sujet « Anciens et étudiant de Panthéon-Sorbonne », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Notre plateforme sorbonne-post-scriptum.com vous conseille de lire cet article autour du thème « Anciens et étudiant de Panthéon-Sorbonne ». La fonction de sorbonne-post-scriptum.com est de rassembler sur le web des données sur le sujet de Anciens et étudiant de Panthéon-Sorbonne et les diffuser en répondant du mieux possible aux interrogations des gens. En consultant régulièrement nos pages de blog vous serez au courant des prochaines publications.